
Le gars africain a tendance à oublier qu’il ne serait rien sans les femmes, sans ses sœurs. J’ai beaucoup de tendresse et d’amitié pour mon ami C., un joyeux fêtard plutôt futé, qui gagne pas mal sa vie, mais qui traite ses copines comme bouteille de J&B en discothèque, là même. Il met son nom dessus et demande au barman de la remettre au frais en attendant qu’il se serve un prochain verre. Des fois, il l’oublie dans le frigo de la disco. Au mieux, il reprend la bouteille mais l’oublie dans le coffre de sa voiture…
L’autre jour, nous étions réunis autour de bières bien fraîches à « l’ambassade », le maquis tenu par E., une Ivoirienne stylée et ses copines. C. demande à mon ami B., qui avait emprunté la mobylette de sa cousine, s’il peut aller chercher « un colis » pour lui à la gare. Walaï! J’ai avalé ma gorgée de Brakina de travers quand j’ai vu que colis, là, c’est une go (« une fille ») ! Elle venait de Bobo-Dioulasso, à 5 heures de car de Ouaga, pour le week-end. Pour voir mon ami C., qui était en train de faire des plans pour sortir tout le week-end dans diverses boîtes de nuit de la capitale (le Burkinabè aime changer d’endroit pendant la soirée.) Ravie, la go, de voir que son gars a prévu de lui accorder toute son attention après un si long voyage pour si peu de temps…


